Reservoir & Co

Alléluia

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Écrit par DARTAGNANGNAN Dimanche, 24 Avril 2011 09:07

Alléluia (cène de ménage intime)
(né en 1957-mort dans ses rêves)


je me dissèque au court-bouillon
je m’intrinsèque tu m’dis c’est con…
le bonheur est dans l’apprêt
aux ordres à vos marques prêts !

me pendre aux bras
d’une étoile filante
sur mes indéfinis
je m’inachève

j’étale mon passé
tel une pâte brisée
je décrypte les blessures
lancinantes et/ou inhérentes
je tamise l’hier aux griffes
champollion sur mon divan
à recomposer mes imparfaits
démultiplier sur mes noirs
les dégoûts et les douleurs

je me pêle-mêle
je m’informelle
la folie douce me susurre
de quitter la salle d’attente
c’est la déraison que je kiffe
dégénérer à contre-vent
piétiner les contes de fées
échapper au laminoir
revendiquer mon droit de branleur

 

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Solitude

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Écrit par Pierre_b Dimanche, 24 Avril 2011 09:00

 

Le temps de dire

 

Voilà que s'enfuit
Le temps d'aller
Aux pas comptés
Et les années si lointaines
Sont déjà passées
Aussitôt parties à peine arrivées
Comme un ruisseau sur les galets
Les ans glissent et s'éloignent
J'avais dix ans et je t'aimais
J'aurais cent ans et t'aimerai
Ma tendre et précieuse solitude
Mon unique certitude
 
 
 
 

Séquelles

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Écrit par Eznogood Dimanche, 24 Avril 2011 08:52

le feu est maigre
l'inattendu ardent

le temps est au vacarme
à la griffe
à la dent

Ô le fâcheux récit
la grande déportation des jours
qui cherche son printemps

rien ne vaut de disparaître

je reste à vos séquelles
l'inopportune consacrée

à ce meilleur d'avril
une mémoire rétive
qui fait chemin avec
les autres représailles

"Personne ne témoigne pour le témoin"

 

 

 

   

Embellie

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Écrit par Baldr Dimanche, 24 Avril 2011 08:48

.


comme des souvenirs

une barque rame

aux contours des méandres



un hameçon

une ligne lancée

dans l'eau d'hier



un vin d'estaing

le cabécou comme avant

et aussi les vieux appâts

ceux de mon père

pour ramener le poisson oublié



des fritures à filtrer

pour entendre sa voix

entre les bouillons



un jour de pêche


.
 

Bulles

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Écrit par Baldr Dimanche, 30 Janvier 2011 01:24

 

.

les bulles disent
le silence dessiné
sur les épures
de nuit

sous un chapiteau
en toile de fond
les vers tendent des soies
aux lettres funambules
enluminées d'horizon

mots en choeur
danse de signes
pour te dire autant
de notes à se prendre
par la main

.

 

Les commentaires

 

 

   

La musaraigne étoilée

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Mise à jour le Dimanche, 30 Janvier 2011 01:27 Écrit par La Musa Dimanche, 30 Janvier 2011 01:18

 

La galerie de la Musa

Le blog de la musaraigne étoilée

 

 

 

HÉLÈNE ET SON SANG.

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Écrit par Brulène Dimanche, 30 Janvier 2011 01:13

 

Tu cours dans le noir
Ils te coincent là-bas
Frappe frappe encore
Personne t’ouvrira

Le vent s’engouffrait dans les habits. Un vent de novembre qui portait dans ses voilures les angoisses du sortir de l’enfance. Les nuits sans lune n’étaient pas rares dans ce coin de pays, mais quand le vent y mêlait son chant lugubre, les frissons qui courraient sur la peau ne devaient rien au plaisir ! Le petit groupe cheminait entre les racines des vieux arbres qui leur paraissaient aussi vieux que les ancêtres des leurs. Les pas s’accrochaient et les cœurs tombaient à répétition, se relevant courageusement pour venir à bout de cette fuite qui ne trouvait plus de fin. L’aube était encore loin. Bien trop pour y puiser un quelconque réconfort.

C’était Hélène qui avait sonné l’alarme. Hélène avait tout pour elle et surtout cette faculté de savoir ce qu’il fallait, au bon moment. Une fois tout le monde prévenu, il n’avait pas fallu longtemps pour se mettre d’accord. Fuir devenait la seule issue. Fuir vite, sans laisser de traces. Personne ne pouvait toutefois prévoir…

Comme d’habitude, les garçons ne se méfiaient pas. Ils avaient dans le regard l’audace que confère la peur, mais plus encore le courage qu’ils s’inventaient comme un lourd manteau leur couvrant une candeur beaucoup plus lourde à porter. Ils débordaient de confiance et se noyaient dans une soif absolue de vivre. Ce soir, ils avaient décidé de déroger aux règles et entre copains, ils comptaient bien aller jusqu’au bout. Il ne devait plus rester bien des heures à cette liberté volée. C’était elle, Hélène, qui guidait son troupeau loin du danger. L’y précipitant avec une volupté à peine maîtrisée.

La mise en scène s’était révélée extrêmement simple à réaliser. Le lieu du crime d’autant plus facile d’accès qu’il s’agissait d’un terrain vacant en bordure du village voisin. Convaincre les garçons qu’ils y étaient conviés par la plus jolie garce du lycée ne fut pas une mince affaire, mais Hélène savait se montrer persuasive. Elle n’avait pas froid aux yeux, ça se savait dans les chaumières. Qu’elle prétende que la nuit leur serait mémorable et déjà ils en bavaient d’envie.

 

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Le texte de l'horreur !

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Mise à jour le Dimanche, 30 Janvier 2011 01:11 Écrit par Moufette Dimanche, 30 Janvier 2011 01:08

Texte gagnant du grand concours de l'horreur :

 

Certes. 
C'est beau tous ces chiffres. 
Sans remettre en cause la noblesse des intentions, pour que tout ceci soit juste, il faudrait peut être prendre en compte le pourcentage de précaires qui le sont de leur plein gré. 
Moi par exemple. Rien que l'idée d'un CDI me fait frémir d'horreur. Etre enchaîné à un lieu, à un job, à un patron, je ne le supporte pas.


J'ai dans mon entourage pas mal de saisonniers et quelques intermittents du spectacle. Je n'en connais pas des masses qui voudraient d'un CDI. 
Les saisonniers aiment bien bouger et changer, ils bossent dur et apprécient de pouvoir buller entre deux saisons. 
Les intermittents (dans ceux que j'ai connus : électriciens, costumières, preneurs de son, je ne parle pas des artistes, dont le statut peut être vu différemment) choisissent tranquillement les contrats qui les intéressent et se la coulent douce au chômage le reste du temps (avec de très très bonnes indemnités, on est loin du smic...)
Je connais aussi cinq ou six profs... ben, à part une qui bosse à plein temps, et un qui s'investit en plus dans la recherche, sinon les autres faut pas leur parler de faire plus d'heures. Sont déjà bien assez débordés comme ça. 
Je ne connais que deux intérimaires, ils parviennent à avoir du boulot quasi toute l'année et n'ont pas non plus envie de changer pour un CDI parce qu'ils gagnent bien leur vie de cette façon et que ça leur laisse beaucoup de liberté.

 

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Toutes les participations du grand concours de l'horreur

 

 

 

Horreuuuuuuuuur !!!

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Mise à jour le Jeudi, 11 Novembre 2010 15:39 Écrit par la marquise de sade Jeudi, 11 Novembre 2010 15:23

 


 

Histoires à faire frémir, petits contes de l'horreur, légendes urbaines, poésies macabres, récits terrifiants,
courts-métrages qui font trembler, images démoniaques, …


A l'approche des fêtes de fin d'année, un grand concours de l'horreur est lancé pour apporter notre pierre à l'édifice de ce grand moment festif !


Nouvelles, contes, poésies, vidéos, chansons, photos, articles, BD, parodies, … en relation avec le thème sont acceptées.


Le concours se déroulera du 15 novembre au 15 décembre.
-Les textes ne devront pas dépasser 2500 mots
-Les audios et vidéos ne peuvent dépasser 3'50
-Les images et photos sont limités à 1000*1000 pixels


Les participations sont à envoyer sur le mail Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. avant le 15 décembre à minuit pour être soumises aux votes du public. Les participants peuvent tenter leur chance autant de fois qu'ils le veulent.

 

 

Toutes les infos complémentaires ici

 

 

 

 

   

Portrait

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Mise à jour le Jeudi, 21 Octobre 2010 13:56 Écrit par Lithium Jeudi, 21 Octobre 2010 13:55

Allez ! Dégagez de là ! Place au Carnaval de la Grande Comédie

Soldats présentez armes !

La mort est grande, elle a un but éducatif qu’elle dit une voix au timbre apocalyptique.

Deux carrosses vides forment le cortège, devant celui de sa Majesté, la Reine Funèbre, installée confortablement dans son écrin de velours, puis celui de son époux et de son fils, tous deux aux organes cancéreux. Vides car en réalité il n’y a plus rien à l’intérieur, seulement des fumées d'encens à étouffer un mort et c’est rien de le dire.

Sous sa couronne d’épines de roses, la Reine Funèbre à force de routine, ne daigne jeter un coup d’œil aux passants sur le chemin.

Dans le crâne, une stupéfiante envie de rejoindre ses tendres agneaux les défunts, un semblant chimérique qui lui fait croire aux spectres. Une obsession qui fascine tout autant qu'elle fait frémir, comment la persuader que l’autre monde n’est pas plus réel qu’ici bas.

 

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Quinze ans

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Mise à jour le Jeudi, 21 Octobre 2010 13:51 Écrit par Pierre8b Jeudi, 21 Octobre 2010 13:49

Comme seule richesse il a l'air qu'il se donne
Celui qu'avait l'apache aux taudis des fortifs
Quand Paris dégueulait bien avant les périphs
Jusque dans les fossés le trop-plein de sa faune.

Il arpente la rue d'un long pas qui agace
Ceux qui rentrent le soir du boulot quotidien
Qui ont peur de la nuit comme l'enfant d'un rien.
Leurs voitures fermées ils surveillent la place.

Goguenard l'oeil en coin il brûle une poubelle,
Y'a parfois des lascars au coin d'une ruelle
Qui crient « révolution! », sentant fort la zonzon.

Il ne les connait pas mais comprend leur colère.
On est pauvre à quinze ans quand on a que des airs
Et qu'on lit "nik ta mère" au revers des blousons.

 

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