Reservoir & Co

Emoi

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Mise à jour le Vendredi, 17 Juillet 2009 11:24 Écrit par Baldr Vendredi, 17 Juillet 2009 11:23

.

suis retourné à la chute
nous ai cherché
entre les affleurements

dans les fractures de rochers
nos os
des arbres cassés

trois coquelicots
en points de suspension
comme tendre nos mains

la musique des tourbillons
souvenirs d'accords
aux temps des nages

aux sens des courbes
ta langue tes seins
et depuis ta nuque

je nous replie

.

 

 

Face à mon sort

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Mise à jour le Jeudi, 16 Juillet 2009 01:34 Écrit par Buk Jeudi, 16 Juillet 2009 01:31

 

Ouais, à 16h 30, j’en avais marre de regarder le plafond  - je suis sorti – j’ai pris mon blouson et mon baladeur – je l’ai mis bien sur mes oreille à un bon volume et j’ai marché – je les voyais tous – les gens – ceux qui ne vont pas mourir demain ou dans une semaine – le pire c’est les femmes – toutes aussi charmantes les unes que les autres avec leurs poussettes à la con et leurs mioches dedans qui dorment ou qui hurlent – insouciance – ou alors les mômes qui leurs courent après en leur criant maman maman - et Lou Reed me poussait un peu plus vite et plus fort – je me disait que peut-être j’aurai jamais de mioches moi – putain de bordel de merde – et les vieux cons qui regardent les pigeons  - j’avais envie de les abattre là – tous - dans ce square – avec une putain de mitraillette du feu de dieu – laisser moi  en paix – je vais mourir – circulez bande de cons – y’a rien à voir au fond du square – rien qu’un paquet de merde avec de la souffrance autour – j’avais la haine parce que j’étais tout seul – parce que je n’ai pas croisé tes yeux – tout seul et malade comme un chien avec de la gerbe plein la gorge – j’étais prêt à tout cracher au premier con venu – j’étais en manque de tout – j’ai marché toute la nuit pour ne pas m’endormir – finalement j’ai laissé béton et la fatigue m’est tombée dessus – sur un banc du square Anatole France – écrivain et romancier – et quand  je me suis réveillé – j’étais encore face à la mort.

 

 

 

Je n'irai pas en Suisse

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Écrit par Lemon-a Mardi, 14 Juillet 2009 02:59

 

Un travail d'esclave. Trois semaines dans une cave suisse, du lundi au samedi inclus, payé 2500 euros cash. Du bon black work saisonnier qui ne se refuse pas, mais un travail d'esclave. Billy me refile le plan parce que des problèmes familiaux l’ont rendu indisponible. Sur le chemin qui nous conduit au cinéma il me parle fersen, une machine pour transporter des palettes, il me parle cuves remplies de raisin, il me parle chaîne de production, il me parle tuyau d'arrosage. C'est un boulot physique, mais d'après Billy, l'aspect le plus désagréable de l'ouvrage est d'un autre ordre, un ordre tout à fait différent, l'aspect le plus désagréable de l'ouvrage consiste à gérer trois semaines d'apnée au milieu d'une tripotée de débiles mentaux.

 

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Lendemains

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Mise à jour le Lundi, 13 Juillet 2009 12:13 Écrit par Pierre_b Dimanche, 12 Juillet 2009 16:17

 

 

la nuit s'étire aux lames de soie
un poing dans les reins
à sa lèvre un tabac
froid
et le matin sent la bière
comme d'autres l'ennui
les vagues des plis de mes draps
meurent au sable des souvenirs
battent mes tempes sonnantes
la plage pue la bête morte
il faudra me lever
et penser à ouvrir les volets.

 

 

 

Lisa s'amuse

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Mise à jour le Dimanche, 12 Juillet 2009 11:59 Écrit par Eznogood Dimanche, 12 Juillet 2009 11:42

Loin des vases sournoises
La rue s'enlise et croise
une île sans surprise
aux ailes siamoises.


Loin de l'azur aux oiseaux
des alizés qui vocalisent
aux aurores, aux roseaux
la rue se brise, embrase
l'eau grise
d'une illusion turquoise
dangereuse liaison
que le gazoil irise.


Lumineuse et blasée
Lisa pavoise
en muse vaporeuse,
noiseuse ou belle oisive
arrose d'un zest d'écluse
les horizons usés,
résidus de hasard
dont le canal abuse.


Lisa s'amuse
de son visage à l'aise
ouvre la parenthèse
asile aux yeux sans abri
poésie désolée aux vers luisants
paupière creuse à la misère voisine.

Lisa s'amuse me monalise et me méduse.

 

 

   

Portrait de l'artiste en jeune fou

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Mise à jour le Lundi, 13 Juillet 2009 12:12 Écrit par la marquise de sade Mercredi, 08 Juillet 2009 15:17

 

"Quand j'ai écrit Confessions, j'envisageais de créer un personnage totalement idiot, ignare, dénué de tout sens commun, un symposium ambulant de croyances et d'opinions débiles... un paria de notre société, un être complètement marginal qui voit tout de l'extérieur et doit par conséquent se contenter de deviner ce qui se passe. En relisant le roman maintenant, je suis, à ma grande surprise, plus convaincu encore que Jack Isidore n'est pas un abruti; je suis sidéré de voir que sous le flot d'insanités qu'il débite en permanence, il possède une sorte de subconscient perspicace, peut-être capable d'appréhender en profondeur les événements... et merde, en finissant cette fois la lecture du roman, j'ai pensé avec stupeur : Il a raison, ma foi, ce vieux Jack Isidore ! Peut-être qu'il ne voit pas simplement les choses comme nous, mais, fait incroyable, beaucoup mieux à sa façon."
 
Philp K. Dick sur Confessions d'un barjo, lettre du 19 janvier 1975

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Pièces détachées

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Mise à jour le Dimanche, 12 Juillet 2009 02:19 Écrit par Lu-k Mercredi, 08 Juillet 2009 12:15

Les corbeaux. Les décombres. Les hululements comme des pièges.
Nos âmes qui se décousent, qui se découvrent, deux linges blancs qui se salissent l’un l’autre.

Nous sommes des récifs naufragés dans une mer de miroirs.
Tes jambes que tu élances, déroutée, sur mes routes perdues comme les tiennes, mais que tu crois solides et sûres. Non, je ne suis pas pragmatique, je ne suis pas la rigueur à laquelle tu dois t’accrocher, je ne suis pas la quille qui jamais ne tombe. Je suis un écorché, comme toi, j’ai la peau sensible et immature. Les froids qui t’embrasent à chaque mot, à chaque déraison, tous ces maux qui raisonnent comme des martyrs dans une prison de regards, ta peur lucide et folle des luttes solitaires, des carcans qui crissent sur les rigoles d’absence… je les connais aussi.
Tu es la victime de tas de fêlures, et je n’ai pas d’alibi ; je ne peux juste, à présent, plus me séparer de toi, car au début j’étais bien cette poutre de marbre où tes bras savonneux s’adossaient sans glisser, mais je suis toi, maintenant, avec tes angoisses, tes langueurs bâties sur des souvenirs qui sans arrêt reparaissent.

 

 

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Ecosse

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Mise à jour le Vendredi, 10 Juillet 2009 12:02 Écrit par Pyjapois Lundi, 06 Juillet 2009 00:23

 

 

 

 

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L'âge de glace, et de trois

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Mise à jour le Dimanche, 12 Juillet 2009 02:35 Écrit par la marquise de Sade Samedi, 04 Juillet 2009 22:27

Je me demande souvent pourquoi les créateurs ont ce besoin irrépressible de presser le citron jusqu'à nous filer les petites peaux sans saveur et qu'on n'ose pas crachotter par terre au milieu de la soirée devant tous les invités.

C'est un peu cette impression que j'ai eue devant ce troisième volet des aventures du mammouth, du tigre et du paresseux.

 

 

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La mode ça va ça vient, ça colle la gerbe

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Mise à jour le Dimanche, 12 Juillet 2009 02:33 Écrit par Soomiz Dimanche, 28 Juin 2009 23:07

Le revival des 80's s'achève, et après un léger essoufflement, ce grand dadais de David Guetta enfonce le clou en ressuscitant la techno de notre enfance.

Late 80's, grosso modo de la reprise de "Don't leave me this way" par Jimmy Sommerville et les Communards à La Bouche avec "Be my Lover", Guetta pille les vieilles recettes et délivre un mix bien simplet avec un piano digne de Mark Snow, un gros beat bien gras, et une structure simple pour Dancelfoor, tant il est vrai que la culture dancefloor est simple et sans mémoire.

Avec son "When Love Takes Over" featuring Kelly Rowland, Guetta adjoint à sa tétech de base le chant de diva de plateau de télé, style éculé, mais rarement porté avec autant d'identité.

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Dernier ressac

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Mise à jour le Dimanche, 12 Juillet 2009 02:21 Écrit par PesteNoire Dimanche, 28 Juin 2009 16:40

 

 

A fleur de paupière, j’ombre ton souffle calme…
Dessous la nuit, j’effeuille tes frissons spontanés,
Étranges roses de sel aux cœurs écartelés…
Je récite les versets de tes messages nocturnes.
Tu t’endors mon amour, sur mes braises assombries.
Et je replie mes ailes de sable sur ton corps,
La dune embrasse la mer dans un dernier ressac…

 

 

   

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